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Sous-traitance ultérieure

La sous-traitance ultérieure survient lorsqu'un sous-traitant fait appel à un autre prestataire pour exécuter tout ou partie de ses obligations RGPD.

Définition complète

La sous-traitance ultérieure désigne la situation où un sous-traitant initial, mandaté par un responsable de traitement, engage à son tour un autre prestataire (le sous-traitant ultérieur) pour réaliser des opérations de traitement de données personnelles. Ce mécanisme est strictement encadré par l'article 28(2) et 28(4) du RGPD afin d'éviter que la chaîne de responsabilité ne s'estompe. Pour être légale, cette pratique impose deux conditions majeures. Premièrement, le sous-traitant initial doit obtenir l'autorisation écrite préalable du responsable de traitement, soit par une autorisation spécifique, soit par une autorisation générale (dans ce cas, le sous-traitant doit informer le client de tout changement prévu, lui permettant de s'y opposer). Deuxièmement, le sous-traitant initial doit conclure un contrat avec le sous-traitant ultérieur imposant des obligations de protection des données identiques à celles prévues dans le contrat principal. Juridiquement, le sous-traitant initial demeure pleinement responsable vis-à-vis du responsable de traitement de l'exécution des obligations du sous-traitant ultérieur. Cela signifie que si le prestataire de second rang commet une faille de sécurité, c'est le premier sous-traitant qui en assume la responsabilité contractuelle directe devant le client final.

Exemple concret en PME

Une PME édite un logiciel de paie (sous-traitant) pour ses clients (responsables de traitement). Pour héberger les données, l'éditeur utilise les serveurs d'Amazon Web Services (AWS). AWS devient ici le sous-traitant ultérieur. L'éditeur de logiciel doit avoir l'accord de ses clients pour utiliser AWS et doit s'assurer que le contrat avec AWS garantit un niveau de sécurité et de confidentialité équivalent à celui promis à ses clients.

L'erreur fréquente à éviter

L'erreur classique est de penser que le contrat signé entre le client et le premier prestataire couvre automatiquement tous les partenaires techniques en cascade. Sans autorisation écrite préalable et sans contrat miroir liant le premier sous-traitant au second, l'entreprise s'expose à une sanction de la CNIL pour défaut de conformité contractuelle.

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